En Allemagne, mon chemin avec les chevaux a débuté par des cours de voltige académique à l’âge de 7 ans. Je suis restée passionnée depuis. Le cheval qui a marqué mon chemin profondément était un petit hongre islandais que j’ai eu en demi-pension. Il était mon plus grand amour, beau, adorable et une véritable tête de cochon. Les expériences qu’on a partagées, les bonnes et les mauvaises, m’ont amené à réfléchir, à questionner et à essayer des nouvelles choses, bref, il m’a ouvert l’esprit pour tous ce qui venait après. Grace à lui, j’ai décidé en 2010 de partir faire un stage au Québec, dans les chevaux bien sûr, pour essayer l’équitation western et en apprendre plus sur le travail au sol.

C’est un autre homme (à deux pieds seulement) qui a fait en sorte que je décide de m’établir  au Québec et qui m’a aidé à réaliser mon rêve de travailler avec les chevaux. Depuis ce temps-là, j’ai eu la chance d’apprendre mille nouvelles choses, de me consacrer au dressage classique et au cirque équestre, de surmonter mes craintes et commencer le saut d’obstacles, de travailler des chevaux en liberté et de continuer mon chemin de voltigeuse.

En 2012 enfin j’ai eu la possibilité de voir des étudiants travailler en massothérapie équine. Impressionnée par leur vision des chevaux comme un être vivant ayant les même besoins et difficultés physiques d’un humain et non comme un outil de sport, j’ai décidé un an après de commencer ma formation en massothérapie équine.

Les chevaux ne peuvent pas nous parler avec leur voix – leur seul moyen d’exprimer un inconfort ou de la douleur est souvent par un comportement agressif, trop souvent mal interprété par l’humain. Détecter des tensions, des douleurs sans signes apparents comme de l’enflure, ce n’est pas facile et trop souvent les chevaux doivent travailler en souffrance. De nos jours, nos montures sont devenues de véritables athlètes. Nous devrions nous en occuper adéquatement et par le fait même tenir compte de leur physique en tout temps.. La massothérapie équine est un excellant complément à la médecine vétérinaire et une approche douce et très appréciée par les chevaux.

Elle consiste à manipuler les tissus corporels dans le but d’assouplir les muscles, de détendre le cheval et d’améliorer l’amplitude de mouvement tout en réduisant les points de tension. L’apport d’oxygène envers les muscles et la circulation sanguine sont augmentés et favorise ainsi l’élimination des toxines.

Peu importe la discipline et l’âge du cheval, la massothérapie peut être d’une grande valeur pas seulement sur le plan physique mais aussi bien sur le mental et le comportement de l’équidé puisqu’elle diminue le stress et favorise une relation positive avec l’humain.

Dans ces deux ans de formation en massothérapie équine j’ai eu la chance de voir à quel point les chevaux peuvent apprécier leurs massages. Des chevaux qui s’endorment ou même se couchent, ça me fait chaud au cœur! J’ai vu de grands changements de comportement sur des chevaux plutôt difficiles et j’ai même pu aider à sauver la vie d’un cheval blessé en travaillant en équipe avec d’autres thérapeutes!